Emil Botta, aux éditions Hochroth

“Le pendu a porté la nuit sur ses épaules,

il s’est rempli les poches de joyaux froids

et il a détalé comme un lévrier, tirant la langue parmi les cieux.”

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extrait de L’aurore me trouvera les bras croisés, Emil Botta

recueil bilingue, traduction du roumain par Nicolas Cavaillès

(Hochroth, Paris, 2013)

*

Chez le même éditeur : Heureuse peine et longue mort,  Pernette du Guillet / Maurice Scève

Pour commander les ouvrages :
http://www.paris.hochroth.eu/fr/commander-nos-livres/
(également disponibles dans certaines librairies : http://www.paris.hochroth.eu/fr/presentation/)

Emil-Botta

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Cioran en Pléiade

ŒUVRES Cioran
Édition établie, présentée et annotée par Nicolas Cavaillès, avec la collaboration d’Aurélien Demars
Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade – 1728 pages
En librairie le 17/11/2011

« Ce volume rassemble tous les ouvrages rédigés et publiés par Cioran en langue française. Le fossé qui sépare de ce corpus essentiel les œuvres roumaines antérieures n’est pas seulement linguistique, spatial ni temporel : à la métamorphose complexe de la pensée en exil s’ajoutent, dès Précis de décomposition (1949), un nouvel art d’écrire, de nouvelles exigences stylistiques et un nouvel horizon éditorial, dont Cioran ne se départira pas. (…) Le lecteur trouvera ici les dix œuvres par lesquelles Emil Cioran, devenu E.M. Cioran, écrivain français, s’imposa comme Cioran, l’un des plus brillants stylistes du XXe siècle. (…) On perdrait ainsi beaucoup de temps à tâcher de dissoudre Cioran dans une solution générique ad hoc. N’étant ni ceci ni cela, et tout à la fois, il présente jusque dans cette complexité de nature une attitude récalcitrante et originale, libre comme l’est toute solitude. Les poches soigneusement délestées de toute illusion de pouvoir, de mérite ou de valeur, Cioran réfléchit à sa vie comme à l’existence dans sa totalité, car l’inconvénient d’être né n’est qu’un succédané d’un désagrément plus vaste encore – qu’il y ait quelque chose plutôt que rien.»
Nicolas Cavaillès.

Essayiste et moraliste aux accents nihilistes, Emil Michel Cioran est né en 1911 en Roumanie. Après des études supérieures de philosophie à Bucarest, il est envoyé en 1937 en France par l’Institut français de Bucarest. Il s’y établit définitivement et poursuit son œuvre directement en langue française. Il est mort à Paris en 1995.

À lire aussi, de Nicolas Cavaillès :

Cioran malgré lui, Écrire à l’encontre de soi (CNRS Editions, 2011)

A lire dans le Black Herald 1, une lettre du jeune Cioran, présentée et traduite du roumain par Nicolas Cavaillès.

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http://www.la-pleiade.fr/La-vie-de-la-Pleiade/Les-aventures-du-texte/a-l-encontre-de-soi

http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres87

http://www.gallimard.fr/collections/english/pleiade.htm


Le Camion bulgare

A lire sur le blog de Jean-Pierre Longre, un article portant sur le dernier ouvrage de Dumitru Tsepeneag, Le camion bulgare, « Chantier à ciel ouvert », traduit du roumain par Nicolas Cavaillès (P.O.L., 2011)

“Précisément, s’agit-il d’un roman ? Certes, Dumitru Tsepeneag a depuis longtemps (au moins depuis Le mot sablier qui, publié en 1984, représente sous forme narrative le passage d’une langue à l’autre) commencé à dévoiler certains coins de son atelier à l’intention de ses lecteurs, sans leur en laisser découvrir tous les secrets. Mais jamais un de ses livres n’a autant mérité le sous-titre de « Chantier à ciel ouvert ».” Lire l’article

A propos de Dumitru Tsepeneag 

Lire dans le Black Herald 2 : une nouvelle de l’auteur accompagnée de sa traduction anglaise.

Cioran malgré lui

Cioran malgré lui
Écrire à l’encontre de soi
de Nicolas Cavaillès
CNRS Editions, avril 2011

“Cioran restitué dans tous ses paradoxes. Cioran qui, confronté au scandale d’une existence radicalement absurde, trouve un sursis dans l’alliage inédit des imprécations et de l’élégance. C’est en s’attachant à l’analyse de sa première oeuvre écrite en français, Précis de Décomposition(1949), que Nicolas Cavaillès dévoile toute la singularité du penseur.

Livre de la découverte enthousiaste et conquérante d’une nouvelle grammaire, livre-défouloir, ultimatum à la vie et « thérapeutique par le feu » : Précis de Décomposition marque un point de non-retour dans la lutte de l’auteur contre l’existence, et surtout contre lui-même. Suicidaire, décomposé, corrompu, esthète, enragé, joueur, Cioran y démultiplie les je que la vie commande chaque jour de ravaler sous un seul et unique visage. Souriant sans se trahir, pleurant sans se ridiculiser, se distordant sans sombrer dans la monstruosité. Nulle part mieux que dans les manuscrits du Précis on ne saisira l’impressionnante intensité de cette écriture.”

A lire dans le Black Herald 1, une Lettre du jeune Cioran, présentée et traduite du roumain par Nicolas Cavaillès.

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