Celan / Bachmann

Ingeborg Bachmann, Paul Celan, Herzzeit: der Briefwechsel (Suhrkamp, 2008)
Ingeborg Bachmann, Paul Celan, Correspondence (Translated by Wieland Hoban, Seaguul books, 2010)
Ingeborg Bachmann, Paul Celan, Le Temps du coeur, Correspondance (Traduction de l’allemand Bertrand Badiou,  octobre 2011 Editions du Seuil)

Chronique d’Anne-Françoise Kavauvea initialement parue dans  The Black Herald #1 

“Je suis entrée un peu comme une voleuse dans la correspondance entre Paul Celan (1920-1970) et Ingeborg Bachmann (1926-1973), Herzzeit, publiée chez Suhrkamp en 2008, encore inédite en français. Ma fascination pour l’œuvre de ce poète, suspendue entre la limpidité d’un langage dépouillé et les arcanes d’un univers tourmenté, dont les textes sont gravés dans la pierre et le sable, explique peut-être ce désir de m’immiscer dans l’intimité de cet échange entre deux êtres torturés par une angoisse existentielle et poétique. J’avais peut-être aussi envie de rendre un corps à celui qui avait choisi, ce 20 avril 1970, de disparaître dans les flots de la Seine depuis le mélancolique Pont Mirabeau, de découvrir quel homme se dissimulait derrière ce poète voué à l’universel.”

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Apaiser la Poussière

Apaiser la Poussière (The Bus Stopped) de Tabish Khair (Editions du Sonneur, 2010)

A lire en ligne, un article d’Anne-Françoise Kavauvea sur Seuil en seuil.

“Ainsi le roman est-il une tentative pour fixer le monde dans les mots qui le constituent; de l’entrelacs de ces voix, de ces langues, s’édifie un univers pérenne. Le regard kaléidoscopique s’organise en une mosaïque chatoyante dont les couleurs s’harmonisent pour créer un univers où chacun trouve sa place. Le voyage peut s’achever, les destins restent suspendus – au lecteur de contribuer à cette construction en imaginant des développements possibles : il se trouve lui aussi intégré à l’oeuvre, petite pièce de cet assemblage, y inscrivant à son tour ses émotions, ses sensations, se forgeant ces souvenirs qui l’aideront à ériger ces murs plus solides que la pierre : ceux de la mémoire.” (A.-F. Kavauvea)

D’autres articles sur le site de l’Editeur.

Tabish Khair est aussi poète, et son dernier recueil, Man of Glass (HarperCollins) a paru en juillet 2010. Deux de ses poèmes, inédits, sont présents dans le premier numéro de la revue The Black Herald, en version originale et en traduction française.

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