Black Herald Press at Berkeley Books of Paris

Berkeley Books of Paris 8, rue Casimir Delavigne 75006 Paris http://www.facebook.com/BBoParis

Books displayed: 

The Black Herald #5

The Black Herald #3

Ex Nihilo, Paul Stubbs (Black Herald Press, 2010)

Flesh, Paul Stubbs (Black Herald Press, 2013)

The End of the Trial of Man, Paul Stubbs (Arc Publications, 2015)

10922265_957979577559042_870472632559840705_o

33e Marché de la poésie, Paris – du 10 au 14 juin 2015

Le 33e Marché de la poésie se déroulera place Saint-Sulpice, Paris VIe, du mercredi 10 à partir de 14h au dimanche 14 juin 2015. Black Herald Press sera sur le stand 710, en compagnie de la Dernière Goutte et des Carnets d’Eucharis.

marché poésie 33

http://www.poesie.evous.fr/

http://poesie.evous.fr/Liste-des-participants-au-33e-Marche-de-la-Poesie.html

Marché de la poésie 2014.

Marché de la poésie 2014.

 

Dits des xhuxha’i / Tales of the xhuxha’i – Anne-Sylvie SALZMAN

Dits des xhuxha'i

Dits des xhuxha’i

DITS DES XHUXHA’I

ANNE-SYLVIE SALZMAN

Tales of the xhuxha’i
bilingual book

translated from the French by the author

recueil bilingue
Black Herald Press, mai 2015
58 pages – 9 €  – ISBN 978-2-919582-11-2

à paraître / forthcoming

To pre-order the book
blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

Forthcoming : Cosmographia, by Blandine Longre

Cosmographia

Cosmographia

COSMOGRAPHIA
& other poems

BLANDINE LONGRE 

with an introduction by Paul Stubbs

Black Herald Press, may 2015
70 pages – 9 €  – ISBN 978-2-919582-10-5

To pre-order the book
blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

about Clarities, the author’s previous collection
blackheraldpress.wordpress.com/books/clarities-blandine-longre/

Marché de la poésie, Paris, juin 2014

BLACK HERALD PRESS sur le marché de la poésie, STAND 704, du 11 au 15 juin 2014, en compagnie des éditions Hochroth-Paris (http://www.paris.hochroth.eu/fr) et des Carnets d’Eucharis (http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/) 

DSC_0639 DSC_0614 DSC_0615 DSC_0568 DSC_0566 DSC_0565 DSC_0562

 

Marché de la poésie, juin 2014

Black Herald Press au Marché de la poésie, en compagnie des Carnets d’Eucharis (Nathalie Riera) et des éditions Hochroth-Paris (Nicolas Cavaillès), stand 704.

32e Marché de la Poésie
Place Saint-Sulpice
Paris VIe

du mercredi 11 au dimanche 15 juin 2014.

http://poesie.evous.fr/-32e-Marche-de-la-Poesie-.html

32_marche_poesie_Dossier_partenariat_24mdlp.qxd

“revue inclassable et porteuse de mouvements”

à propos du Black Herald
note parue dans “cahier critique de poésie” n° 26 (décembre 2013)
http://www.cipmarseille.com/publication_fiche.php?id=be66b55c8fbe31d67189b17782f5c31c

 

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/

 

CCP 26

De suc & d’espoir / With Sap & Hope – Jos Roy

Vient de paraître / just released

 

De suc & d’espoir / With Sap & Hope

Jos Roy

Poèmes choisis – Selected Poems

recueil bilingue – bilingual collection

Translation from the French:
Blandine Longre with Paul Stubbs
Black Herald Press, avril / april 2014
54 pages – 10 €
ISBN  978-2-919582-08-2

 

Pour se procurer l’ouvrage / To purchase the book

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

De suc & d'espoir

De suc & d’espoir

“Une belle découverte”, à propos de W.S. Graham

W.S. Graham, 1958

W.S. Graham, 1958

“Publié en septembre 2013, ce recueil de poèmes choisis est la première traduction de W.S. Graham en français, à l’initiative de l’éditeur bilingue Black Herald Press, et grâce aux deux traductrices Anne-Sylvie Homassel et Blandine Longre.
Une occasion rare de découvrir, dans une édition impeccable et totalement bilingue (même les préface, postface et chronologie sont présentées dans les deux langues), ce poète écossais mort en 1986, longtemps assimilé peu ou prou aux néo-romantiques (Dylan Thomas), qu’il fréquente beaucoup en effet dans l’immédiat après-guerre, avant d’émigrer vers la Cornouaille, y alternant les longs séjours avec de brèves incursions londoniennes jusqu’à son décès, étant devenu entre temps, en quelque sorte, le “protégé” éditorial de T.S. Eliot.”
(Hugues Robert, Librairie Charybde, Paris 12e)

Lire la note de lecture

*

Librairie Charybde
129 rue de Charenton
75012 Paris
http://www.charybde.fr/

*

LES DIALOGUES OBSCURS
W.S. GRAHAM

Poèmes choisis
traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs, recueil bilingue

Black Herald Press, Septembre 2013

174 pages – 14 € / £ 12 / $18 / ISBN  978-2-919582-07-5

commander l’ouvrage / order the book

à propos du Black Herald, livre organique (par Michel Gerbal)

Nous reproduisons ci-dessous un texte de Michel Gerbal, publié sur son blog.

“La revue le Black Herald  constitue, de chacun de ses numéros, jusqu’à celui-ci, le #4 inclu,  un livre. C’était frappant déjà pour le numéro précédent: la perception immédiate d’un ou plusieurs fils à la fois suffisamment souterrains et éloquents pour faire de ce qui, sans eux, n’auraient été qu’une mise en côte-à-côte de textes, un livre. Nommer ces fils n’a rien d’évident – à l’instar d’un bon livre dont le fil directeur ne se laisse pas résumer. Il y avait pourtant une atmosphère de cendres, de séismes plus ou moins enfouis, une violence à l’oeuvre ou à la question, une rumeur de destruction, post-apocalyptique, jusque au coeur des tableaux de famille.
Les textes du Black Herald se déploient autour d’une problématique – qui n’a rien d’un jeu d’intellectuel, et pour les meilleurs textes – seulement incidement “littéraires” -, une charge affective faudrait-il dire plus justement: ce qui constitue bien le propre d’un livre – digne de ce nom – un livre qui n’est pas une thèse.
Pas de doute à mes yeux: si les artisans du Black Herald parviennent ainsi à composer un tel ensemble organique, c’est que eux-même sont des créateurs – et qu’un créateur ne peut pas faire autrement que répondre de manière quasiment instinctive à l’injonction d’ordonner-et-faire-sonner les éléments dont il dispose ( et qu’il ne choisit pas nécéssairement ) de la manière la plus complexe possible. Ce qui revient à dire: en évitant la banalité d’un thème trop explicité, du chemin d’avance connu. La grande littérature est toujours complexe – à ne pas confondre avec compliqué: elle est complexe d’une complexité comparable à celle d’un système immunitaire, qui se rend apte à répondre à des stimuli externes de formes inconnues à lui-même, des formes qu’il n’a jamais rencontré, en nombre et en variété immenses et mouvants – et ce à partir de quelques éléments limités en nombre: la vraie littérature est une invention de la complexité à partir d’une simplicité relative. Et le résultat de cette opération – un résultat nommé “poème” – est l’équivalent psychique d’une machine organique capable d’inter-réagir aux sollicitations, inouïes, de chaque lecteur, à partir d’une quantité forcément limitée de mots et de phrases. De même, l’assemblage psychique du lecteur est provoqué par le poème, caressé et menacé par lui, et lire – cela consiste à désirer d’abord, puis répondre aux sollicitations du livre, de telle manière qu’entre les combinaisons de l’un et de l’autre, il se passe à peu près ce qui se passe entre deux escargots, chacun à la fois mâle et femelle, au moment de copuler: qui est l’un, qui est l’autre, à cet instant, qui pénètre, qui pénétré, ou encore, semblable, lors d’un orage d’été,  aux grandes décharges éléctriques au sein des masses nuageuses.
Le Black Herald n’est pas une revue ( un livre ) facile. Ce n’est pas tant que chaque texte soit en fait volontairement abscons; ni même, la difficulté – à mes yeux passionnante mais réelle – du multilinguisme. Mais c’est que chaque texte choisi est suffisamment exigeant et maitrisé pour imposer sa propre approche, ses propres rythmes de lecture, son univers particulier. C’est aussi, et surtout, que l’on sent bien ce ou ces fils dont je parlais au début. La perception à la fois vague et tenace de cette unité rend d’autant plus intrigants, provocateurs, les sautes ” stylistique” d’une partie à l’autre de l’ensemble. Or c’est précisément ce qui fait du Black Herald jusqu’à présent à chaque fois un vrai livre: un ensemble avec failles et agglomérats, et – tout porteur de souffle et de sens. Et par “souffle” et “sens” – ( mais je développerais cela peut-être une autre fois ), ce n’est pas métaphoriquement que je l’entends. “

*

The Black Herald
Literary magazine – Revue de littérature

Issue #4 – October 2013 – Octobre 2013
164 pages – 15€ / £12.90 / $20 – ISBN 978-2-919582-06-8 (ISSN 2266-1913)

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

With / avec Steve Ely, Pierre Cendors, Edward Gauvin, Paul B. Roth, Jean-Pierre Longre, Rosemary Lloyd, Boris Dralyuk, Paul Stubbs, Georgina Tacou, John Lee, Cristián Vila Riquelme, Philippe Muller, Michael Lee Rattigan, Desmond Kon Zhicheng-Mingdé, Vasily Kamensky, David Shook, Oliver Goldsmith, Michel Gerbal, Gary J. Shipley, Anthony Seidman, Fernando Pessoa, Cécile Lombard, Anne-Sylvie Salzman, Heller Levinson, Jorge Ortega, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Robert Walser, Arthur Rimbaud, Raymond Queneau, E.M. Cioran. ImagesRaphaël Lugassy, Pierre Cendors. Design: Sandrine Duvillier.

Pour en savoir plus (contributeurs, sommaire, etc.)

*

 

“Des mots noyés lancés dans le noir”, W.S. Graham – article de Romain Verger

W.S. Graham, late 1950s

W.S. Graham, late 1950s

“La poésie de Graham est l’expérience intime d’une solitude éblouie par les rayons lunaires, une aventure d’être qui se mène, pour se faire jour à elle-même, dans la nuit de la conscience. Combien de poèmes aux accents rimbaldien de bateau ivre, de déluge et de voyance insatisfaite ou avortée, évoquent le thème de la pêche nocturne? Un motif qu’il tire vraisemblablement de sa propre expérience de marin. La mer et la nuit, associées à de multiples reprises, font même figures de parents symboliques : ainsi de la nuit«qui [l]e nomme jusqu’à l’os» et de la mer «qui [l]e prononce». Dans ces moments de silence et de lumière paradoxale, où le temps se suspend – temps mort où l’œil et la seconde s’écarquillent – , on le voit sonder les abysses de l’expérience esthétique, traquant«l’euphorie d’être vivant dans le langage.» La figure romantique du marin affrontant «les embruns de son esprit» et les «paquets hurlants d’écume», devient à ses yeux la métaphore exacte du poète. Poète, celui qui brave la tempête et tutoie la noyade, repoussant les limites de l’être, tout à la fois Ulysse, Sisyphe et Orphée exorcisant indéfiniment sa propre mort dans l’écriture” (Romain Verger, L’Anagnoste, novembre 2013)

Lire l’article

*

LES DIALOGUES OBSCURS
W.S. GRAHAM

Poèmes choisis
traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs, recueil bilingue

Black Herald Press, Septembre 2013

174 pages – 14 € / £ 12 / $18 / ISBN  978-2-919582-07-5

commander l’ouvrage / order the book

*

« De l’autre côté du langage » (W.S. Graham, lecture de Jean-Pierre Longre)

William Sydney Graham by Michael Seward Snow, late 1950s

William Sydney Graham by Michael Seward Snow, late 1950s

“L’ouverture et l’élargissement du travail poétique sont d’ailleurs revendiqués par Graham lui-même, dans ses « Notes sur une poésie de la libération » ici reproduites. Pour lui, « le poème est plus que l’intention du poète ». « Pour chaque individu il prend une vigueur nouvelle. C’est le lecteur qui le ramène à la vie et il participe à la transformation du lecteur ».

Fort de ces considérations, et de la présentation faite par Michael Snow (ami du poète, décédé trop tôt pour voir cette parution), le lecteur peut pénétrer dans le monde de W. S. Graham, se glisser peut-être « entre moi et cet environnement qui m’envahit de toute part », et composer avec l’apparente obscurité (que le titre du recueil ne dément pas) de certains textes, qui conduisent « de l’autre côté / Du langage ». Il s’agit d’être à l’écoute (« Je laisse ceci à ton oreille pour quand tu t’éveilleras »), de savoir être « réceptif »” (Jean-Pierre Longre)

Pour lire l’article

*

LES DIALOGUES OBSCURS
W.S. GRAHAM

Poèmes choisis
traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs, recueil bilingue

Black Herald Press, Septembre 2013

174 pages – 14 € / £ 12 / $18 / ISBN  978-2-919582-07-5

commander l’ouvrage / order the book

“Souffrons donc l’affection subite du langage.”

“It is a good direction to believe that this language which is so scored and impressed by the commotion of all of us since its birth can be arranged to in its turn impress significantly for the good of each individual. Let us endure the sudden affection of the language.”
W.S. Graham, ‘Notes on a Poetry of Release’ 

“C’est une bonne direction, celle qui consiste à croire que ce langage, depuis sa naissance si marqué, si creusé par notre brouhaha collectif, peut être disposé de manière à laisser à son tour une impression significative pour le bien de chaque individu. Souffrons donc l’affection subite du langage.”
W.S. Graham, “Notes sur une poésie de la libération”.
(traduction Anne-Sylvie Homassel)

extrait de Les Dialogues obscurs, poèmes choisis, W.S. Graham (Black Herald Press, 2013)
excerpt from The Dark Dialogues, selected poems, W.S. Graham (Black Herald Press, 2013)

http://blackheraldpress.wordpress.com/books/les-dialogues-obscurs-the-dark-dialogues-w-s-graham/

Les Dialogues obscurs

Les Dialogues obscurs

“Flesh” by Paul Stubbs (reviewed by Paul Sutton)

“Challenging concepts, developed into a project-length exploration. A rarity in contemporary poetry; even the experimental scene is patchier in these than it should be. Paul Stubbs’ poetry is full of such ambition–pursued with a terrifying metaphysical and theological energy. It comes from an almost forgotten (and intensely unfashionable) idea of poetry as the threshold, the outer limit, for linguistic exploration of self and existence. The war-zone between transcendence and decay: metaphysical, ontological, eschatological. (…) The usual English comparisons simply don’t apply. No post-ironic surrealism, no still-born ‘experiments in form’, no drip-dry epiphanies by tremulous yet sickly seers. Even Hill seems less intense – almost anecdotal – in comparison. It may sound absurd, but Milton is the only English reference I can make – even then, there’s no narrative element in Stubbs. But the poem’s almost symphonic opening reminded me of Lucifer’s (and co-conspirators’) devastated awakening, the stumbling slow dawn of the fallen angels.”

 (Paul Sutton, Stride Magazine)

Read the article

*

Flesh

Flesh

Flesh
Paul Stubbs

introduction by Ingrid Soren
Black Herald Press, May 2013
130×170 – 54 pages – 10 € / £ 8.50 / $13
ISBN  978-2-919582-05-1

Order the book / Commander l’ouvrage

The Black Herald 4 (2013)

Vient de paraître / just released

The Black Herald
Literary magazine – Revue de littérature

Issue #4 – October 2013 – Octobre 2013
164 pages – 15€ / £12.90 / $20 – ISBN 978-2-919582-06-8 (ISSN 2266-1913)

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

With / avec Steve Ely, Pierre Cendors, Edward Gauvin, Paul B. Roth, Jean-Pierre Longre, Rosemary Lloyd, Boris Dralyuk, Paul Stubbs, Georgina Tacou, John Lee, Cristián Vila Riquelme, Philippe Muller, Michael Lee Rattigan, Desmond Kon Zhicheng-Mingdé, Vasily Kamensky, David Shook, Oliver Goldsmith, Michel Gerbal, Gary J. Shipley, Anthony Seidman, Fernando Pessoa, Cécile Lombard, Anne-Sylvie Salzman, Heller Levinson, Jorge Ortega, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Robert Walser, Arthur Rimbaud, Raymond Queneau, E.M. Cioran. ImagesRaphaël Lugassy, Pierre Cendors. Design: Sandrine Duvillier.

Pour en savoir plus (contributeurs, sommaire, etc.)
More information (contributors, contents, etc.)

*

To order the issue / Pour commander le numéro

*

IMG2637

LES DIALOGUES OBSCURS de W.S. GRAHAM, lecture de Nathalie Riera

Les Dialogues obscurs

Les Dialogues obscurs

Un article de Nathalie Riera.

“Pour écrire, il y a des lumières et des obscurités à emprunter de tous côtés, des dialogues à saisir, qui nous parlent d’Etre et de non-être, peut-être pour nous inciter à davantage de rêveries, de relâchements. Ces dialogues obscurs n’ont rien de mystique : ils nous laissent entrevoir une autre dimension de nous-mêmes, issus d’un ici et maintenant non dénué de singularité. La poésie ne doit pas rester parmi les mots. Elle doit emprunter au monde réel, et non au rempart de la pensée conceptuelle.” (Nathalie Riera)

Pour lire l’article

*

LES DIALOGUES OBSCURS
W.S. GRAHAM

Poèmes choisis
traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs, recueil bilingue

Black Herald Press, Septembre 2013

174 pages – 14 € / £ 12 / $18 / ISBN  978-2-919582-07-5

commander l’ouvrage / order the book

‘Flesh’ – Paul Stubbs

Flesh
Paul Stubbs
introduction by Ingrid Soren
Black Herald Press, 20 May 2013
130×170 – 54 pages – 10 € / £ 8.50 / $13
ISBN  978-2-919582-05-1

Order the book / Commander l’ouvrage

‘Stubbs is no slave to conditioning or convention: inventor as well as seer, and ignoring regulation, he stands far off looking over time and space from the perspective of an unimagined cosmology, his mastery evident as he remaps our little created world, its ideas and its faiths, with hallmark imagery.’—Ingrid Soren

*

Flesh

Flesh

 

Outlines for submissions

Due to the great volume of uninformed and inappropriate submissions that we keep receiving, please read our submission guidelines more carefully as well as the following pieces of advice:

1. If you wish to submit either a gardening poem or a tourist article, then submit it to either a gardening-friendly poetry magazine or a tourist magazine. The same applies to children’s poetry, poetry that should stay in a diary, film reviews, etc. etc. So as to understand what we actually publish, see below.

2. Please read at least one issue of the magazine before submitting work. How can some writers expect an editor to get interested in their work if they are basically uninterested in the magazine they’d like to be published in and/or indifferent to its contents? Baffling.

In the same way, we take it as the height of rudeness that some people submitting work to the magazine cannot even be bothered to take 5 minutes to check who they are writing to. Amongst the laziest and most annoying messages are those beginning with “To whom it may concern” (for it may not concern us), “Hi there!”, “Hello folks”, or with a copied and pasted bio.

3. It is not necessary to mention any writing workshops, poetry ‘surgeries’ or creative classrooms you might have participated in: our viewpoints on such practices are clearly stated in the Editorials, which can be read online.

4. In the same vein, long lists of magazine appearances are of no interest to us. So please keep it short and send a short factual biography/bibliography (not more than 4 lines).

5. Do not send fifty pages of a work enquiring if “esteemed editors” want to publish you in their “publishing firm”. We are not a publishing “firm” and we do not accept unsolicited manuscripts.

The Black Herald, issue 3

The Black Herald, issue 3

 

The Black Herald in New York

The Black Herald 3 is available at

Book Culture
536 West 112th Street, New York

http://www.bookculture.com/

McNally Jackson Bookshop
52 Prince Street, New York

http://mcnallyjackson.com/about-us

and to purchase it online

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

Greer Mansfield interviews Paul Stubbs, poet & editor of The Black Herald / Bookslut, Oct. 2012

“Glancing at my map of current English-language poetry, one of the most tantalizing regions is one that — at least in my school of cartography — is centered around a magazine called the Black Herald. Edited by poets Paul Stubbs and Blandine Longre, it is a concourse for strong and original English-language poetry, publishing interesting new poets like Will Stone, Mark Wilson, and Siddhartha Bose. It has also published more established writers (Clayton Eshleman being an example), and it maintains a constant dialogue with the dead. Or perhaps more accurately: the “dead,” because in its pages the likes of Hart Crane, W.S. Graham, Cesar Vallejo, Georges Rodenbach, Osip Mandelstam, August Stramm, and James Joyce are blazingly alive in the company of the newer writers. (…) In addition to editing a quality literary magazine and publishing interesting writers new and old, Stubbs happens to be one of our day’s most striking and original English-language poets. His poems are metaphysical but visceral; they are often written in a jagged syntax, but they carry themselves in a rich, full-voiced music.”

(Greer Mansfield, Bookslut, October 2012)

To read the interview

http://www.bookslut.com/features/2012_10_019467.php

L’écume des pages

Le numéro 3 du Black Heraldrevue de littérature,

est en vente à L’ÉCUME DES PAGES

174, boulevard Saint Germain, Paris VIe

la librairie est ouverte tous les jours de 10h à minuit (22h le dimanche).

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

The Black Herald 3 –

The Black Herald
Literary magazine – Revue de littérature

Issue #3 – September 2012 – Septembre 2012
190 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

With / avec W.S. Graham, Gregory Corso, Andrew Fentham, Louis Calaferte, Iain Britton, Jos Roy, Tristan Corbière, Michael Lee Rattigan, Clayton Eshleman, Denis Buican, John Taylor, César Vallejo, Anne-Sylvie Homassel, Cécile Lombard, Gary J. Shipley, Rosemary Lloyd, Bernard Bourrit, Mylène Catel, Nicolas Cavaillès, Ernest Delahaye, Sébastien Doubinsky, Gerburg Garmann, Michel Gerbal, Allan Graubard, Sadie Hoagland, James Joyce, João Melo, Andrew O’Donnell, Kirby Olson, Devin Horan, Dominique Quélen, Nathalie Riera, Paul B. Roth, Alexandra Sashe, Will Stone, Anthony Seidman, Ingrid Soren, August Stramm, Pierre Troullier, Romain Verger, Anthony Vivis, Elisabeth Willenz, Mark Wilson, Paul Stubbs, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Charles Baudelaire, Francis Bacon. ImagesÁgnes Cserháti, Olivier Longre, Will Stone, Devin Horan. Design: Sandrine Duvillier.

The Black Herald is edited by Paul Stubbs and Blandine Longre
Comité de Rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre

 Now available / Disponible 

The Black Herald – 3

Le numéro est disponible en pré-commande.

The issue is now available for pre-order.

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

The Black Herald 3

The Black Herald

Literary magazine – Revue de littérature

Issue #3 – September 2012 – Septembre 2012

190 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4

 ***

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.

Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-3/

THE BLACK HERALD – 3

Forthcoming / à paraître

The Black Herald

Literary magazine – Revue de littérature
Issue #3 – September 2012 – Septembre 2012
185 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

With / avec W.S Graham, Gregory Corso, Andrew Fentham, Louis Calaferte, Iain Britton, Jos Roy, Tristan Corbière, Michael Lee Rattigan, Clayton Eshleman, Denis Buican, John Taylor, César Vallejo, Anne-Sylvie Homassel, Cécile Lombard, Gary J. Shipley, Rosemary Lloyd, Bernard Bourrit, Mylène Catel, Nicolas Cavaillès, Ernest Delahaye, Sébastien Doubinsky, Gerburg Garmann, Michel Gerbal, Allan Graubard, Sadie Hoagland, James Joyce, João Melo, Andrew O’Donnell, Kirby Olson, Devin Horan, Dominique Quélen, Nathalie Riera, Paul B. Roth, Alexandra Sashe, Will Stone, Anthony Seidman, Ingrid Soren, August Stramm, Pierre Troullier, Romain Verger, Anthony Vivis, Elisabeth Willenz, Mark Wilson, Paul Stubbs, Blandine Longre et des essais sur / and essays about Charles Baudelaire, Francis Bacon. ImagesÁgnes Cserháti, Olivier Longre, Will Stone, Devin Horan. Design: Sandrine Duvillier.

The Black Herald 3

The Black Herald is edited by Paul Stubbs and Blandine Longre

Comité de Rédaction : Paul Stubbs et Blandine Longre

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-3/

La librairie éphémère, printemps 2012

Du 31 mai au 10 juin 2012
la librairie éphémère présente, à la Halle Saint Pierre, Paris.
la production de plus de cinquante éditeurs peu présents en librairie.
en semaine de 10 heures à 18 heures, 
le samedi de 10 heures à 19 heures, le dimanche de 11 heures à 18 heures.

quelques rencontres (parmi d’autres) :

Jeudi 31 mai, à partir de 18 heures : vernissage
chant & contrebasse avec le duo Poly Tiktok, apéritif et signatures sauvages. 

Dimanche 3 juin, à 15 heures auditorium
Carte blanche aux éditions Le Visage vert autour de la littérature fantastique, 
lectures surprises, projections possibles, bizarreries assurées.

La librairie éphémère, organisée par les éditions l’oeil d’or et Passage Piétons, présente la production de plus de cinquante éditeurs indépendants.

Halle Saint Pierre, Librairie Ephémère , 2 rue Ronsard, Paris XVIIIe.

Will Stone reviews ‘Ex Nihilo’

Ex Nihilo, by Paul Stubbs
Black Herald Press, 30 september 2010
120×160 – 46 pages – 8 euros
ISBN  978-2-919582-01-3

Order the book / Commander l’ouvrage

To read an excerpt / Pour lire un extrait

¤

Paul Stubbs’s Ex Nihilo is a pocket sized rumble of literary thunder, the first feelers of a language storm that makes the susceptible reader who first opens it, look up at the sky ominously. Holding a copy of Ex Nihilo, the reader is obliged to repeatedly take new bearings, constantly rechecking a mental compass whose needles quiver wildly in all directions, for the long poem within is unlike anything else found on the bookshelf of a smugly stocked Waterstones. In fact it won’t be found on the shelf of Waterstones at all, because it is far too radical and incendiary to sit alongside the bloated dignitaries and carefully positioned courtiers of the Bloodaxe, Faber and Carcanet fiefdoms. The infernal heat given off by Stubbs’s constantly firing cannons means this book must be held in a secure area, away from the carefully tended prize beds and gentle rustling of self assurance inherent to the poetry ‘business’, the poetry ‘society’, the poetry ‘school’, the poetry ‘prom’, poetry ‘please’, the increasingly predictable production line of the poetry ‘industry’ in the United Kingdom. No, it must be held in the head only, and from there a realisation of Ex Nihilo’s importance departs and like a flaming beacon lit from peak to peak, communicates from one reader to another. This is an underground book because it does not seek to flatter tastes already established, rather it seeks to leave a skin even as it grows a new one, to lift the bark suddenly, catastrophically, so the creatures beneath are forced to run madly, blindly into the new light that interrupts their slumber, and that’s the way Stubbs wants it. Stubbs’s is a restless deception-proof poetry that keeps moving on from the page, or indeed off the page, as if this white space is a laughable plot on which to establish a permanent settlement. ‘Only a word thin fragility, this page, bearing again only my own footprints…’ For here passes a tireless vagrant with a weighty sack of religious doubt and existential horror knocking at door after door, where he has been assured a meaningful response will be forthcoming, but behind which only an icy wind blows…

EX NIHILO

The poet Stubbs has two significant previous collections to his name. The Theological Museum, 2006 (Flambard) and The Icon Maker, 2008 (Arc). In these works Stubbs cemented his reputation for unconventional ‘unscripted’ unremittingly challenging forms. These sometimes sublime sometimes disturbing poetic architectures, over which deep space blizzards seem to continually rake, cast a sometimes majestic sometimes bitter beam into a future void of darkness, a beam whose exact trajectory and final target defies any coherent conclusion. Ex Nihilo should be passed from hand to hand and by word of mouth. It should go under cover of the night in which it was born, so as to avoid being stopped and searched by the poetry society police. This book is so far from the habitual workshop ‘facilitated’ fare, with their deathly diamond precision and priestly obedience to nurture a language they know and feel safe in, which in fact screams to be let loose and to turn savagely on its creator. Paul Stubbs states with visionary confidence and an absence of pretension at the outset of his poem, ‘I begin alone, waiting for my eyeball, like a sun, to rise, and cast out my own shadow from the shape of everything…’ and he ends thus ‘And so imagining how my slack breathing it still sways the grass of a world I no longer have access to, I think on…’ For Paul Stubbs is above all else helplessly corporeally integrated with his poetic utterances. His body and his mind are locked in a fusion that has somehow through virtual existential annihilation constructed a fantastic makeshift raft of language, a useful object to support his mind for the duration, with branches felled from the forest of eventual silence, a platform on which to lie exhausted and drift through whatever remains, after the sanctioned insanity and myopia of his epoch finally give way. One can only think of Klaus Kinski as the jungle inexorably closes in during the finale of the Herzog film ‘Aguirre Wrath of God’, staggering about his half drowned raft and holding up a tiny monkey in his gloved hand to heaven. Paul Stubbs is one of the few genuinely original poets operating at the moment, and his work deserves a wider distribution. Stubbs’s next collection of poems concerns the paintings of Francis Bacon as interpreted through Stubbs’s vision. An enthralling prospect indeed.

Will Stone, first published in Agenda, Vol 46 No 3 (April 2012)

¤


Will Stone reviews ‘Clarities’

Clarities, by Blandine Longre
Black Herald Press, 30 september 2010
120×160 – 48 pages – 8 euros
ISBN  978-2-919582-00-6

Order the book / Commander l’ouvrage

To read excerpts / pour lire des extraits 

*

Blandine Longre is a distinguished French translator of English texts, but here in her first collection Clarities, she has turned to poetry. But interestingly and crucially, Longre has not chosen to write in her native tongue, but in the English language, which therefore is one thing, but not the only thing that makes this poetry significant and worthy of English scrutiny. How many of our native English poets of either sex can even begin to attempt to hold a conversation in a foreign language, let alone write poetry? A handful at best. Of course Rilke famously wrote some four hundred poems in French, but none of them are considered to be amongst his most revered and celebrated works. But Rilke was a spectacular exception, a manifest aberration lodged in an impossible to locate space between objectivity and inwardness, whose true nature has still not been properly established, despite the prodigious amount of secondary literature devoted to him.

Clarities

For most poets there is no recourse but to launch forth in the language they first mewled as, armed with their embryonic calling, they exited the womb. But Longre has other ideas. She rejects French as the vehicle for her unconscious linguistically screened utterances and produces a collection of poems of extraordinary imposition and depth in the Anglophone. She is as Anne Sylvie Homassel suggests, ‘A gifted intruder into a language which is not her own…’ Furthermore these poems seem to owe little to modern English poets, but take their cue rather from the likes of John Donne, a reverence for whom Longre makes no secret of. She includes at the opening a quote which is perhaps most prescient in terms of her own poetic. ‘For his art did express a quintessence, even from nothingness…’ On the rear of the book there are two blurbs, one from Paul Stubbs who states ‘Her ‘subject’ is only the incontrovertible will to spew forth the chippings of a language not yet fully realised…’ Yes and we might well say the same about him! (see above). But what Stubbs means in his mechanical shredder metaphor, is that Longre takes the neat and complete language bricks as they are offloaded at Calais and deliberately smashes them, then reconstructs them to make another kind of brick which will better advance her own personal structure. Instead of following documented paths in the construction of this language, she has it work hard for its expressive credentials, goading it to make it perform in ways it could never imagine, to make it perform with authenticity for her alone. Words end up trussed, bound together and thrown mercilessly into the sea of the page. Sink or swim instructs the poet. ‘Notimeness’, ‘clock-mauled’ ‘steel-etched’ ‘oughts-to-be’ and the wonderful ‘twitchy-thorny’, are all thrown over the side. Either they adapt or die. In this sudden and treacherous struggle for survival, a new language forces its way through the shell to the initial distrust of the page and a metaphysical breakthrough of a kind is achieved.

Longre does not want to express herself with someone else’s borrowed voice or appear on the stage of her feelings dressed in hand me down clothes. Therefore she always makes and dons her own haunting attire. ‘I am a field, a realm and a route / an expanse of everdark crops / awoken and unadorned and brambled / yet hardly maimed by the too still rivulets of reality…’ From ‘Avoiding the Blackest Eye of Might’. Longre seeks to transmogrify the ardours and ecstasies of the flesh into language. Within this ambition is attendant pain, loss and a grim awareness of the scraps of transcendence that may be gathered in, despite relationship implosion. In ‘Épouvante’, ironically a poem titled in French, she writes the morbidly majestic and almost phantasmagorical line, ‘Wreck-born snakes refusing to embrace their wet doom…’ and later in the same poem the uncanny ‘Aside a vertigo, the secret pledge of their cluttered selves: / built on an acridity of presages and their own / bisecting truth – horrendous.’ What is one to make of this? The inevitable response to Longre’s poetry from a UK audience would be that it is ‘difficult’ and ‘hermetic’, or that it is ‘surreal’, ‘chaotic’, ‘confusing’, ‘delirious’ etc. But this shuffling of the dreary pack of suspicion should be music to Longre’s ears, because it is wholly predictable and perhaps necessary. These are all traditional knee-jerk protective mechanisms that the island nation employs to quickly face its pointed stakes out to anything that may cause it to lose equilibrium.

Longre’s poetry, if it was allowed entry, would be a French fox with Anglo-Saxon teeth, let loose in an English henhouse. Confusion and panic must ensue when lines like ‘Alien to its own words (meaning-gouged, spewed out, led astray) / a gorgoned mouth turns its clammy / stares beyond my charred eyeballs, / at the flying dampness of / those medean tears of mine.’ peer hungrily around the door. But the power here is not so much in the horror soaked central section which almost shreds itself to vacancy in the combines of inner rage, but in the indefinable beauty of the last line ‘at the flying dampness of / those medean tears of mine’ which seems to soften and slow like a brake in its alliteration and rhythm the harsh imagery that precedes it. There is something lurking within this seemingly brazen poetry, which is tender and precious, like an injured bird you kept in a cardboard box that you hide from others and desperately hope will not die. Though there are influences of Sexton and Plath here and these poems could be said to be aligned to a woman’s pain and toil endured by the blundering machinations of the opposite sex, these poems are more about a wider broken trust, the disintegration of promises and aspirations, which could apply to anyone. Therefore they are for everyone. So it is to be hoped that these white hot poems, which resist, with good reason, categorisation or critical platitude, will find readers who can appreciate their unorthodoxy and existential agility. Or will the Anglophone reader once again revert to type and hold the foreigner at the turnpike for deigning to ‘re-speak’ their hallowed language? Perhaps Longre herself has glimpsed a possible future in that regard in the acerbic ‘heroism’ of the poem ‘Shame-faced’.

Will Stone, first published in Agenda, Vol 46 No 3 (April 2012)

¤

Other reviews 

Le BH2 vu par le Visage Vert

“Mais ce sont les œuvres — poèmes, nouvelles, essais — qui priment avec, pour seul commentaire, la traduction (puisque l’un des principes duBlack Herald est de publier tous ses textes au moins en français ou en anglais, quelle qu’en soit la langue originale, de toute façon toujours restituée.) Le seule exception, déjà citée, est l’introduction de Stubbs (on peut la lire ici), laquelle réaffirme la primauté des voix sur les auteurs eux-mêmes et préconise leur émergence, “sur la rive opposée à l’égotisme contemporain“. À cette lumière, et bien loin du narcissisme sans joie où s’embourbent nombre de revues ou de magazines littéraires, on ira donc, dans ce deuxième numéro du Black Herald, chercher des voix dont le seul point commun est probablement de ne jamais s’écouter parler (ce qui les rapproche, toutes poétiques qu’elles soient, de la littérature de genre si chère au Visage vert).”

à lire sur le blog du Visage Vert, revue et éditeur.

The Black Herald – Issue #2

Photomontage by ParisLike from “À bout de souffle / Breathless” (1960) by Jean-Luc Godard

The Black Herald 3

Submissions for the magazine

The Black Herald welcomes  submissions of poetry, short fiction (or novel extracts) and literary essays.

IMPORTANT NOTICE

Before sending any work, we advise writers to browse our websiteour blog and of course read our previous issues (and the editorials – issue 1 issue 2) so as to gauge the kind of work we publish.

Closing date for submissions issue #3 (2012) will be 31st of March 2012.

Detailed guidelines here

**

*********************************

**

Proposer des textes

Poésie, fiction courte (ou extraits), essais littéraires.

IMPORTANT

Avant de nous proposer des textes, nous conseillons vivement de visiter notre site, notre blog, de lire les articles et entretiens en ligne, et bien entendu de découvrir les numéros précédents (et les éditoriaux – numéro 1 numéro 2), afin de vous faire une idée précise de ce que nous publions.

Réception des textes pour le numéro 3 : le 31 mars 2012 au plus tard. 

Pour plus de détails

 

The Black Herald #2: Carbon based passion – Part 2 – by Lisa Thatcher

Second instalment of Lisa Thatcher’s review

“Language forms the imprint of our neural pathways in the carbon of our makeup. It is the power that reminds us chance and chaos only appear to be in control. The poets calling is to reach the place when the words only bare a family resemblance to each other. To find in each word, its own throbbing core, linked to all cores. The seed of an evolution of the human mind.”

to read the review

to read the first instalment

Librairie éphémère

Le Visage Vert et le Black Herald à la librairie éphémère, Halle Saint Pierre, Paris, jusqu’au 5 janvier 2012.

La librairie éphémère, organisée par les éditions l’oeil d’or et Passage Piétons présente la production de plus de cinquante éditeurs indépendants.

entrée libre
en semaine 10 h-18 h / samedi 10 h-19 h / dimanche 11 h-18 h
les 24 et 31 décembre 10 h-16 h / fermeture les 25 décembre et 1er janvier
renseignements 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre, Librairie Ephémère , 2 rue Ronsard, Paris XVIIIe.

Oyez, oyez le noir héraut – par Frédéric Saenen

Fonder une revue de poésie, en misant de surcroît sur le polyglottisme, peut apparaître comme une entreprise insensée à l’époque actuelle ; un défi qui mise à la fois sur la confiance dans le support papier, sur la diffusion d’une parole exigeante et quintessenciée et sur une ouverture d’esprit à 180° – ce qui, dans le chef des contemporains, s’avère trop souvent une déclaration de principe plutôt qu’une authentique curiosité.

Le duo que forment Blandine Longre et Paul Stubbs a relevé le gant. Voici que leur Black Herald (le « Héraut noir », en référence peut-être au premier recueil du Péruvien César Vallejo, publié en 1919) s’avance, élégant et porteur d’illuminations à colporter. Le principe est fondé sur une dynamique simple : proposer des textes d’auteurs actuels ou passés dans leur langue d’origine et les traduire, tantôt en français, tantôt en anglais.

La deuxième livraison de cette jeune publication nous donne donc rendez-vous dans les couloirs de Babel et nous amène à de surprenantes découvertes. Ainsi de Dimíter Ánguelov, Bulgare exilé au Portugal qui livre dans la langue de Pessoa quelques pages de prose mordante, à la lisière du réalisme magique. Avec ses Petits films en prose, échos esthétiques de quelques paragraphes sur Jean Renoir ou Eisenstein, Jacques Sicard envisage chaque œuvre cinématographique comme « une singularité, à savoir une forme détachée de tout » et transmet subtilement l’intime perception qu’il en a reçue. John Taylor a quant à lui traduit des aphorismes de Georges Perros en anglais, dont celui-ci, qui pourrait tenir lieu de programme au Black Herald : « Le poème attrape toutes les maladies. Cobaye. Pour sauver le langage courant. » Et c’est sans compter l’ample équipée des Cavaliers de la nuit qu’évoque Laurence Werner David ou encore la très belle exploration des « territoires de l’absence » signée Jean-Baptiste Monat…

Les découragés d’office qui, à la feuilleter en hâte, ne verront qu’élitisme dans le parti pris de The Black Herald de se tenir au plus près du langage et des langues, passeront à côté d’une revue qui assume de se mettre pleinement au service de la littérature, en jouant son indispensable rôle de passeur. Passeur de mots, de vérités précaires, de risques aussi. Embarquement immédiat !

Frédéric SAENEN

**

article paru dans le n°33 du Magazine des Livres (en kiosque)

The Black Herald, Literary magazine / revue de littérature, n°2, septembre 2011, 162 pages, 13,90 €. http://blackheraldpress.wordpress.com

Le Visage vert et le Black Herald en lecture

Le 28 décembre 2011 à 15h

Halle Saint Pierre, Librairie Ephémère , 2 rue Ronsard, Paris XVIIIe.

(Entrée gratuite)

Clémentine Marmey, comédienne, Jean-François Mariotti, metteur en scène (Compagnie L’Héautontimorouménos) et Romain Verger, écrivain, vont débusquer apparitions et illuminations dans quelques textes choisis dans les revues le Visage vert et le Black HeraldCette lecture s’inscrit dans le cadre de la Librairie éphémère qui se tiendra du 13 décembre au 5 janvier.

The Black Herald #2: Freedom from the necessity of success – by Lisa Thatcher

“If anything properly defines the beautiful work collected in The Black Herald #2 it is anti-establishment. The editors need the writers to be great – no more than great – they must also lack self-consciousness. They must hint at their age and be a whiff of something forthcoming. None of this, claims Paul Stubbs in his excellent introductory essay, is available to be ‘taught’ in the odious literary classroom and he infers, can’t be taught at all. Paul’s cry is that of the sackcloth wearing wilderness prophet – a contemporary Elijah – his Ba’al the sanitized classroom conversation preaching ‘creativity’ – instead Paul demands the best of what a human creature can produce.  Paul wants none of the domestic security produced by marrying literature (Ahab) with capitalism (Jezebel) to produce works of comfort and sanctuary – the taming of  perspicacity. He stands, wielding the works of Nietzsche and Rimbaud, unkempt and wild, demanding the writer produce the work

“… out of his own reality – to the point at which he is afterwards unable to endure his own work.”Nietzsche.

Paul Stubbs wants blood. And nothing other than blood is an answer to literatures call.”

Lisa Thatcher

To read the review 

%d bloggers like this: