The Black Herald 3

Submissions for the magazine

The Black Herald welcomes  submissions of poetry, short fiction (or novel extracts) and literary essays.

IMPORTANT NOTICE

Before sending any work, we advise writers to browse our websiteour blog and of course read our previous issues (and the editorials – issue 1 issue 2) so as to gauge the kind of work we publish.

Closing date for submissions issue #3 (2012) will be 31st of March 2012.

Detailed guidelines here

**

*********************************

**

Proposer des textes

Poésie, fiction courte (ou extraits), essais littéraires.

IMPORTANT

Avant de nous proposer des textes, nous conseillons vivement de visiter notre site, notre blog, de lire les articles et entretiens en ligne, et bien entendu de découvrir les numéros précédents (et les éditoriaux – numéro 1 numéro 2), afin de vous faire une idée précise de ce que nous publions.

Réception des textes pour le numéro 3 : le 31 mars 2012 au plus tard. 

Pour plus de détails

 

…Jesús Maria Veronica in Holyhood – Alessandro Mercuri (ParisLike)

à propos de ParisLike / about ParisLike

“Au sommet du Mont Tepeyac, ce n’est pas la Vierge personnifiée en un corps charnel qui se donne à voir, mais la Madone comme image incarnée insaisissable et ineffable. Ni un corps charnel ni une image désincarnée. Ce qui par miracle est apparu, par enchantement disparait. Dans l’Évangile selon l’Apparition, nous pourrions remplacer le verbe par l’image et dire : Au commencement était l’image… À ceux qui croient en son nom… L’image fut chair. L’image s’incarne en un corps spirituel. Un corps glorieux de couleur et de lumière en un ovale de flammes divines et dorées. Un corps imaginal. Une image sacrée et vibrante parmi les improbables et magiques roses, fleurissantes et hivernales. Comme en une étrange trinité, se pose une relation d’équivalence iconographique entre la perception, l’apparition et la représentation. La Vierge est identique à son apparition qui, elle-même, égale en tous point son image picturale. Non pas trois images mais une triple image qui se donne à voir en une même et unique représentation : une icône.” – Les aventures de Jesús Maria Veronica à Holyhood (extrait) d’Alessandro Mercuri.

Pour lire l’essai en français

“On top of Mount Tepeyac, it is not the Virgin personified in a flesh and blood body who allows herself to be seen, but the Madonna as an image incarnate, elusive and ineffable. Neither a physical body nor a disincarnate image. What has appeared as if by miracle disappears as if by magic. In the Gospel according to the Apparition, we could replace the Word by the Image and declare: In the beginning was the Image… To those who believed in his name…  The Image was made flesh. The image becomes incarnate in a spiritual body. A glorious body of light and colors in an oval of divine and golden flames. An imaginal body. A sacred and vibrant image among the improbable and magical roses, blossoming and wintery. As if in a strange trinity, an iconographic equivalence is established between the perception, the apparition and the representation. The Virgin is identical to her own apparition, which is itself equal in every respect to its pictorial image. Not three images but a triple one which is to be seen as one representation: an icon. ” – The adventures of Jesús Maria Veronica in Holyhood (excerpt) Alessandro Mercuri

To read Alessandro’s essay in English

The Black Herald #2: Carbon based passion – Part 2 – by Lisa Thatcher

Second instalment of Lisa Thatcher’s review

“Language forms the imprint of our neural pathways in the carbon of our makeup. It is the power that reminds us chance and chaos only appear to be in control. The poets calling is to reach the place when the words only bare a family resemblance to each other. To find in each word, its own throbbing core, linked to all cores. The seed of an evolution of the human mind.”

to read the review

to read the first instalment

Philippe Jaccottet & Pierre Albert-Jourdan

Two books introduced and translated from The French by John Taylor, published by Chelsea Editions

And, Nonetheless: Selected Prose and Poetry 1990—2009, Philippe Jaccottet

The Straw Sandals, Selected Prose and Poetry, Pierre-Albert Jourdan

Librairie éphémère

Le Visage Vert et le Black Herald à la librairie éphémère, Halle Saint Pierre, Paris, jusqu’au 5 janvier 2012.

La librairie éphémère, organisée par les éditions l’oeil d’or et Passage Piétons présente la production de plus de cinquante éditeurs indépendants.

entrée libre
en semaine 10 h-18 h / samedi 10 h-19 h / dimanche 11 h-18 h
les 24 et 31 décembre 10 h-16 h / fermeture les 25 décembre et 1er janvier
renseignements 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre, Librairie Ephémère , 2 rue Ronsard, Paris XVIIIe.

The defeat of time

Paul Stubbs reviews Mark Wilson’s “QUARTET FOR THE END OF TIME” (Editions du Zaporogue, 2011)

“Wilson’s Cross is, today, infested with eschatological woodworm. His church constructed of matchsticks and unable to withstand the weight of the papyrus that first created it. It is the guilt of sin squeezed from what Janos Pilinszky depicted as the “disaster-centre” of the modern world that this poet feels compelled to confront, the tragedies which have ruined nature and constructed an arch in time which man has called History, under which the unforgiven and the damned are unable to ever walk free of. Wilson writes of the death camps and of those who crawl still uselessly through the mud of man’s misinterpretations, of the crazed dictators (“Herod Hitler Pol Pot whoever/ working the damned crowd” — Massacre of the Innocents), those who in the end are still attempting to plug Hell’s blood-geysers with their thumbs, and failing. Wilson’s poetry is clearing the path for a better understanding and rationalizing of the aperçus and metaphysical puzzles of theology, especially when he questions how his ‘Messiah’ fits into it all. He writes of religion not as any kind of an intellectual impasse, but as a basis for both an ancient and modern reformulation of Christ in piety, for either we see an ‘idol’ as an inspired prejudice to overcome, or merely, like Wilson, we shape that idol from the clay of our own intuitive understanding of theology.”

TO READ THE REVIEW

Quartet for the End of Time

Oyez, oyez le noir héraut – par Frédéric Saenen

Fonder une revue de poésie, en misant de surcroît sur le polyglottisme, peut apparaître comme une entreprise insensée à l’époque actuelle ; un défi qui mise à la fois sur la confiance dans le support papier, sur la diffusion d’une parole exigeante et quintessenciée et sur une ouverture d’esprit à 180° – ce qui, dans le chef des contemporains, s’avère trop souvent une déclaration de principe plutôt qu’une authentique curiosité.

Le duo que forment Blandine Longre et Paul Stubbs a relevé le gant. Voici que leur Black Herald (le « Héraut noir », en référence peut-être au premier recueil du Péruvien César Vallejo, publié en 1919) s’avance, élégant et porteur d’illuminations à colporter. Le principe est fondé sur une dynamique simple : proposer des textes d’auteurs actuels ou passés dans leur langue d’origine et les traduire, tantôt en français, tantôt en anglais.

La deuxième livraison de cette jeune publication nous donne donc rendez-vous dans les couloirs de Babel et nous amène à de surprenantes découvertes. Ainsi de Dimíter Ánguelov, Bulgare exilé au Portugal qui livre dans la langue de Pessoa quelques pages de prose mordante, à la lisière du réalisme magique. Avec ses Petits films en prose, échos esthétiques de quelques paragraphes sur Jean Renoir ou Eisenstein, Jacques Sicard envisage chaque œuvre cinématographique comme « une singularité, à savoir une forme détachée de tout » et transmet subtilement l’intime perception qu’il en a reçue. John Taylor a quant à lui traduit des aphorismes de Georges Perros en anglais, dont celui-ci, qui pourrait tenir lieu de programme au Black Herald : « Le poème attrape toutes les maladies. Cobaye. Pour sauver le langage courant. » Et c’est sans compter l’ample équipée des Cavaliers de la nuit qu’évoque Laurence Werner David ou encore la très belle exploration des « territoires de l’absence » signée Jean-Baptiste Monat…

Les découragés d’office qui, à la feuilleter en hâte, ne verront qu’élitisme dans le parti pris de The Black Herald de se tenir au plus près du langage et des langues, passeront à côté d’une revue qui assume de se mettre pleinement au service de la littérature, en jouant son indispensable rôle de passeur. Passeur de mots, de vérités précaires, de risques aussi. Embarquement immédiat !

Frédéric SAENEN

**

article paru dans le n°33 du Magazine des Livres (en kiosque)

The Black Herald, Literary magazine / revue de littérature, n°2, septembre 2011, 162 pages, 13,90 €. http://blackheraldpress.wordpress.com

Le Visage vert et le Black Herald en lecture

Le 28 décembre 2011 à 15h

Halle Saint Pierre, Librairie Ephémère , 2 rue Ronsard, Paris XVIIIe.

(Entrée gratuite)

Clémentine Marmey, comédienne, Jean-François Mariotti, metteur en scène (Compagnie L’Héautontimorouménos) et Romain Verger, écrivain, vont débusquer apparitions et illuminations dans quelques textes choisis dans les revues le Visage vert et le Black HeraldCette lecture s’inscrit dans le cadre de la Librairie éphémère qui se tiendra du 13 décembre au 5 janvier.

The Black Herald #2: Freedom from the necessity of success – by Lisa Thatcher

“If anything properly defines the beautiful work collected in The Black Herald #2 it is anti-establishment. The editors need the writers to be great – no more than great – they must also lack self-consciousness. They must hint at their age and be a whiff of something forthcoming. None of this, claims Paul Stubbs in his excellent introductory essay, is available to be ‘taught’ in the odious literary classroom and he infers, can’t be taught at all. Paul’s cry is that of the sackcloth wearing wilderness prophet – a contemporary Elijah – his Ba’al the sanitized classroom conversation preaching ‘creativity’ – instead Paul demands the best of what a human creature can produce.  Paul wants none of the domestic security produced by marrying literature (Ahab) with capitalism (Jezebel) to produce works of comfort and sanctuary – the taming of  perspicacity. He stands, wielding the works of Nietzsche and Rimbaud, unkempt and wild, demanding the writer produce the work

“… out of his own reality – to the point at which he is afterwards unable to endure his own work.”Nietzsche.

Paul Stubbs wants blood. And nothing other than blood is an answer to literatures call.”

Lisa Thatcher

To read the review 

Of Flies and Monkeys / De singes et de mouches

Of Flies and Monkeys, Jacques Dupin

introduced & translated from the French by John Taylor

Bitter Oleander Press, 2011.

In the field of contemporary French poetry, Jacques Dupin (b. 1927) is a leading figure in a remarkable generation that also includes Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, and André du Bouchet. In comparison to the aforementioned poets, however, Dupin’s work has been little available in English. A single volume, Selected Poems (Wake Forest University Press, 1992), translated by Paul Auster, Stephen Romer, and David Shapiro, collects early work, but none of the poets recent verse has appeared in English-speaking countries.

This book rights this situation. Gathering Dupin’s important recent volume, Coudrier (Hazel Tree), as well as two earlier volumes, De singes et de mouches (Of Flies and Monkeys) and Les Mères (The Mothers), this new translation forms a stimulating collective introduction to the poet’s writing. As the critic Jean-Pierre Richard has pointed out, “the territory of words, sensations, and images that is invented through Dupin’s poems . . . belongs to no other poet today.” His stark poetry brings forth opposites, fosters paradoxes, suggests potential narratives that are left unrecounted, and could perhaps be called “cubist” in its juxtaposition of fragments and in its rejection of natural or logical transitions. Not least, his writing is humorous, especially in its wry quips, ironic transformations of well-worn expressions, or playful imagery.

(source : http://www.bitteroleander.com/books.html)

John Taylor is the author of the three-volume Paths to Contemporary French Literature and Into the Heart of European Poetry — all published by Transaction. A prose writer and poet, his latest book is The Apocalypse Tapestries (Xenos Books, 2004). He has received grants from the National Endowment for the Arts and the Sonia Raiziss Charitable Foundation to translate Georges Perros and Louis Calaferte. Other authors he has recently translated include Pierre-Albert Jourdan, Philippe Jaccottet, Laurence Werner David, and several modern Greek writers. He lives in France.

About Jacques Dupin’s poetic language (by John Taylor)

www.cerisepress.com/03/07/jacques-dupins-poetic-language-a-process-of-becoming-of-blossoming

Particles of Truth (a review by Paul Stubbs)

paulstubbspoet.wordpress.com/2012/01/02/particles-of-truth-paul-stubbs-reviews-of-flies-and-monkeys-by-jacques-dupin/

Plusieurs articles en français

remue.net/spip.php?rubrique90&var_recherche=Jacques%2520Dupin%252A

The Black Herald 2 – L’éditorial / The editorial

The editorial of issue 2 can now be read online.

L’éditorial du numéro 2 est désormais en ligne. 

by Paul Stubbs

“In a recent essay, ‘The Mirage of poetic evolution in Britain since Eliot’, I wrote: ‘The poet of the 21st century will, like any animal, be subject only to the continuing processes of adapting to his own biological environment, to create a poetry that must strive in its imagination to actually affect the planetary balance (…) The pen in the hand today need be no more than the needle of the seismograph, recording and tracing across the page the polysemic tremors of the modern mind.

What will be required to make this happen is, among others, an end to the ‘creative classroom’ (this Anglo-Saxon invention—while a rarity in the major cities of Europe—was a trend started in the USA that then moved on to become a profitable plague that has completely saturated the universities and schools in Britain), or the ‘pedagogical trough’ as Rimbaud once so eloquently put it. The ‘poetry’ workshop must first, like a disused church, be boarded-up, closed down, and its ‘teachers’ forced once again to endure their own imaginative ‘slave-labour’, to pick up and use the pen (again?) as something akin to a pneumatic drill to smash and break up the rocks and gravel of those languages still trapped within the sediment of our ‘ancient’ brains. What is clear though is that these ‘facilitators’ are only capable of providing artificial respiration for ‘pupils’ unable yet to understand the imaginative measure of their own breathing.”

Read more

*******

“Dans un récent essai, « Mirage de l’évolution poétique en Grande-Bretagne depuis Eliot », j’écrivais : « À l’instar de n’importe quel autre animal, le poète du XXIe siècle sera seulement assujetti à s’adapter sans relâche à son propre environnement biologique, à créer une poésie dont l’imaginaire devra s’acharner à affecter réellement l’équilibre planétaire (…) Aujourd’hui, quedoit être la plume du poète, sinon l’aiguille du sismographe enregistrant et traçant sur la page les secousses polysémiques de l’esprit moderne ?»

Pour y parvenir, il sera entre autres nécessaire de mettre un terme aux « cours d’écriture créative » (cette invention anglo-saxonne, rarement mise en pratique dans la plupart des pays européens, fut lancée aux États-Unis avant de devenir un fléau lucratif qui a complètement saturé les universités britanniques) soit, selon les termes éloquents de Rimbaud, « le râtelier universitaire ». L’atelier prétendument poétique doit avant tout être condamné telle une église désaffectée, ses portes et fenêtres obturées, ses « enseignants » contraints d’endurer leur « travail imaginatif de forçat » et de s’emparer (de nouveau ?) du stylo pour s’en servir davantage comme d’un marteau-piqueur, afin que soient brisés rocs et graviers des langues encore figées dans les sédiments de nos cerveaux « antiques ». Il reste que ces « animateurs » d’atelier sont exclusivement capables de fournir une respiration artificielle à des « élèves » eux-mêmes encore inaptes à d’appréhender le rythme imaginatif de leur propre souffle.” (traduit de l’anglais par B. Longre)

Lire la suite

(photo : Romain Verger)

The 2nd issue of The Black Herald was released in September

Le 2e numéro du Black Herald a paru en septembre

#2 – September 2011 – Septembre 2011 / 162 pages – 13.90 € – ISBN  978-2-919582-03-7

Poetry, short fiction, prose, essays, translations / Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

 

blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-issue-2/

Online / En ligne

blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-issue-2/en-complement-to-read-on-line/

• Le sommaire / the contents

• A poem by Jos Roy in original version & translation / Un poème de Jos Roy, accompagné de sa traduction en anglais.

• Un texte inédit de Jacques Sicard (à propos de The Murderer de Na Hong-jin).

• Rimbaud & the New Inquisition (an excerpt from Paul Stubbs’s essay).

To order and/or know in which bookshops the magazine is stocked:

Pour commander et/ou trouver la revue :

http://blackheraldpressbookshop.blogspot.com/p/add-to-cart-ajouter-au-panier.html

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

ParisLike, a new webmagazine

Webmagazine créé par Alessandro Mercuri et Haijun Park, consacré à l’art, la création et la culture en France, ParisLike présente des documentaires vidéos, des entretiens et des textes critiques, en français et en anglais.

ParisLike N°1 présente :

le cinéaste Luc Moullet, l’anthropologue Bruno Latour, l’artiste plasticienne Anita Molinero, le neurobiologiste Yehezkel Ben-Ari, le créateur de chaussures Raphael Young.

A découvrir entre autres, trois textes d’Alessandro Mercuri : Les aventures de Jesús Maria Veronica à Holyhood,  Mad(e) in France – La terre de la folie de Luc Moullet et Fourrure de verre.

A la fois pop et élitiste, pointu et accessible, éclectique, ludique et curieux, ParisLike est un nouveau magazine à découvrir, lire, écouter, voir et faire voir. Pour répondre à l’écho “What is ParisLike like ?”, rendez-vous ici : http://www.parislike.com

****************

ParisLike is a quarterly web magazine edited by Alessandro Mercuri and Haijun Park, devoted  to art, creation and culture in France, featuring video documentaries, interviews and critical essays in French and in English.

ParisLike #1 presents:

filmmaker Luc Moullet,  anthropologist Bruno Latour, visual artist Anita Molinero, neurobiologist Yehezkel Ben-Ari, shoe designer Raphael Young.

Among others, three texts by Alessandro Mercuri : The adventures of Jesus Maria Veronica in Holyhood, Mad(e) in France, Land of Madness by Luc Moullet, Glass Fur.

Pop and elitist, sharp and accessible, eclectic, playful and curious, ParisLike is a new magazine to discover and share. To answer the echo “What is ParisLike like?”, follow the link: http://www.parislike.com

%d bloggers like this: