Au salon de l’Autre Livre

Le Visage Vert & Black Herald Press, 18 novembre 2011, Paris

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Cioran en Pléiade

ŒUVRES Cioran
Édition établie, présentée et annotée par Nicolas Cavaillès, avec la collaboration d’Aurélien Demars
Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade – 1728 pages
En librairie le 17/11/2011

« Ce volume rassemble tous les ouvrages rédigés et publiés par Cioran en langue française. Le fossé qui sépare de ce corpus essentiel les œuvres roumaines antérieures n’est pas seulement linguistique, spatial ni temporel : à la métamorphose complexe de la pensée en exil s’ajoutent, dès Précis de décomposition (1949), un nouvel art d’écrire, de nouvelles exigences stylistiques et un nouvel horizon éditorial, dont Cioran ne se départira pas. (…) Le lecteur trouvera ici les dix œuvres par lesquelles Emil Cioran, devenu E.M. Cioran, écrivain français, s’imposa comme Cioran, l’un des plus brillants stylistes du XXe siècle. (…) On perdrait ainsi beaucoup de temps à tâcher de dissoudre Cioran dans une solution générique ad hoc. N’étant ni ceci ni cela, et tout à la fois, il présente jusque dans cette complexité de nature une attitude récalcitrante et originale, libre comme l’est toute solitude. Les poches soigneusement délestées de toute illusion de pouvoir, de mérite ou de valeur, Cioran réfléchit à sa vie comme à l’existence dans sa totalité, car l’inconvénient d’être né n’est qu’un succédané d’un désagrément plus vaste encore – qu’il y ait quelque chose plutôt que rien.»
Nicolas Cavaillès.

Essayiste et moraliste aux accents nihilistes, Emil Michel Cioran est né en 1911 en Roumanie. Après des études supérieures de philosophie à Bucarest, il est envoyé en 1937 en France par l’Institut français de Bucarest. Il s’y établit définitivement et poursuit son œuvre directement en langue française. Il est mort à Paris en 1995.

À lire aussi, de Nicolas Cavaillès :

Cioran malgré lui, Écrire à l’encontre de soi (CNRS Editions, 2011)

A lire dans le Black Herald 1, une lettre du jeune Cioran, présentée et traduite du roumain par Nicolas Cavaillès.

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http://www.la-pleiade.fr/La-vie-de-la-Pleiade/Les-aventures-du-texte/a-l-encontre-de-soi

http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres87

http://www.gallimard.fr/collections/english/pleiade.htm


La Librairie Éphémère

La Trilogie babylonienne

D’abord publié en Grande-Bretagne en 2009, La Trilogie babylonienne de Sébastien Doubinsky a paru en octobre en français (dans une traduction de l’auteur) aux éditions Joëlle Losfeld (qui ont publié l’an passé Quién es ? du même auteur).

Pour découvrir le roman en anglais : The Babylonian Trilogy (introduction de Michael Moorcock – PS Publishing, 2009)

Quelques mots ici et un article du magazine Lire .

De Sébastien Doubinsky, on peut aussi lire The Death of Billy The Kid as told by Sheriff Pat Garrett dans le numéro 1 du Black Herald. 

L’Autre livre 2011

Our books will be on the Visage Vert stall at the Book festival of independent publishers, Paris, from Nov 18 to Nov 20.

Nos livres seront disponibles sur le stand du Visage Vert, lors du Salon de l’Autre Livre, du 18 au 20 novembre.

Salon des Editeurs Indépendants

Espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, Paris.

http://www.lautrelivre.net/

Le Camion bulgare

A lire sur le blog de Jean-Pierre Longre, un article portant sur le dernier ouvrage de Dumitru Tsepeneag, Le camion bulgare, « Chantier à ciel ouvert », traduit du roumain par Nicolas Cavaillès (P.O.L., 2011)

“Précisément, s’agit-il d’un roman ? Certes, Dumitru Tsepeneag a depuis longtemps (au moins depuis Le mot sablier qui, publié en 1984, représente sous forme narrative le passage d’une langue à l’autre) commencé à dévoiler certains coins de son atelier à l’intention de ses lecteurs, sans leur en laisser découvrir tous les secrets. Mais jamais un de ses livres n’a autant mérité le sous-titre de « Chantier à ciel ouvert ».” Lire l’article

A propos de Dumitru Tsepeneag 

Lire dans le Black Herald 2 : une nouvelle de l’auteur accompagnée de sa traduction anglaise.

“Bien écrire, ça ne veut rien dire…”

De l’écritureGeorges Perros (extrait du Black Herald 2)

Bien écrire, ça ne veut rien dire. Aujourd’hui, on ne peut que souhaiter la rupture totale. Ce n’est pas facile. Il ne faut pas le faire exprès, mais vivre. Ce que j’aime chez un écrivain, c’est ce qui lui échappe, à partir d’une élimination. La littérature n’a de sens que monstrueuse. Écrire, c’est Balzac, c’est Hugo, c’est Proust. Dragueurs en folie.

On Writing, Georges Perros – Translated from the French by John Taylor (excerpt from The Black Herald 2)

Writing well is a meaningless notion. Today, you can only hope for a total rupture. This is not easy. You mustn’t do it intentionally, but rather live. What I like in a writer is what escapes him, after he has done his eliminating. Literature makes sense only when it is monstrous. Writing is Balzac, Hugo, Proust. Dragnet fishermen gone mad.

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The three volumes of Papiers collés (Gallimard, 1960, 1973, 1978) by Georges Perros have long enjoyed a cult status among French readers (and especially writers). Literally, “papiers collés” refers to “glued bits or scraps of paper” forming a collage. Perros also puns on the word “papier,” which alludes here to the reviews and personal essays that he wrote for literary magazines in the 1960s and 1970s. Paper Collage in fact gathers short prose writings of several kinds, including maxims, a genre in which Perros excelled. With typical modesty, the author called himself a “journalier des pensées,” a day laborer who tills thoughts.

— Georges Perros, Papiers collés 3, © Éditions Gallimard, 1978. [French original reprinted with permission.]

Erratics

‎”In a Fallen (= literally organized) world, conventional poetry carries the day because it reinforces and is reinforced by the institutions that support conventions. Avant-garde temptation is to blow up the Mausoleum of Tradition and to present its swirling debris as art.” – Clayton Eshleman, extract from ERRATICS in The Black Herald 2.

Du côté de…

Viennent de paraître au Visage Vert trois nouvelles de l’Allemande Undine Gruenter (1952-2002), extraites de ses Pariser Libertinagen, trois textes labyrinthiques et grinçants traduits par Elisabeth Willenz.

Pour en savoir plus :

leblogduvisagevert.wordpress.com/2011/10/24/du-cote-dundine-gruenter/

Les carnets d’eucharis N°30

 Septembre & Octobre 2011

édité par Nathalie Riera

à lire en ligne ou en pdf.

 

The World

It burns in the void.
Nothing upholds it.
Still it travels.

Travelling the void
Upheld by burning
Nothing is still.

Burning it travels.
The void upholds it.
Still it is nothing.

Nothing it travels
A burning void
Upheld by stillness.

The World (from The Pythoness, 1949) Kathleen Raine
.

Librairie, Paris

The Black Herald (numéros 1 & 2)revue de littérature, est en vente à L’ÉCUME DES PAGES
 174, boulevard Saint Germain, Paris VIe

blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

Bookshop, New York

The Black Herald, issue 2 is available in McNally Jackson Bookshop.

52 Prince Street, New York City, NY 10012.

http://mcnallyjackson.com/about-us

The Black Herald 2

Online / En ligne

• Le sommaire / the contents

• A poem by Jos Roy in original version & translation / Un poème de Jos Roy, accompagné de sa traduction en anglais.

• Un texte inédit de Jacques Sicard (à propos de The Murderer de Na Hong-jin).

• Rimbaud & the New Inquisition (an excerpt from Paul Stubbs’s essay).

Anthology (Dalkey archive press)

Including RÓBERT GÁL (Agnomia, translated by Michaela Freeman) & many others.

http://www.dalkeyarchive.com/book/?GCOI=15647100572650

 

Rimbaud and the New Inquisition

“Traditions in literature are of course the last bloody yard fought for on the battlefield in the war between writers of a mediocre talent and those of a convulsively dull one. And Rimbaud seems to have learned at a ferocious pace that these people are beyond persuading and are best left to swing themselves from the gallows of their forever fixed mind-states.”

(excerpt from “Rimbaud and the New Inquisition” by Paul Stubbs,

in The Black Herald 2)

paulstubbspoet.wordpress.com/2011/10/08/rimbaud-and-the-new-inquisition/

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